November 19, 2014

Intrusion dans l’univers de Banksy à travers l’ouvrage: You are an acceptable level of threat

Banksy est une figure incontournable du street art mondial. Son nom est sur toutes les lèvres depuis des années, et celui-ci n’en finit plus de faire parler avec son travail controversé. L’ouvrage Banksy – You are an acceptable level of threat lève le voile sur la démarche globale de cet artiste ainsi que sur les thèmes qu’il aborde de façon récurrente.

 

 

Dans ce livre, on fait référence à Banksy comme étant un mythe, un jeu ou même une religion. En effet, l’artiste joue énormément sur son identité, un peu comme l’a précédemment fait Andy Warhol, mais à travers un processus quelque peu différent : Banksy conserve avec brio son anonymat, il ne met pas en scène sa personne, mais il expose, avec un grand souci de visibilité, son art en tant que symbole, signature aisément reconnaissable. Dans son cas, il publicise sa personne à travers ses interventions incognitos dans la rue ou encore dans les grands musées, qu’il réalise sous le couvert d’invisibilité que lui procurent les accessoires dont il se fiche pour ne pas se faire remarquer. Néanmoins, il fait passer à travers son art un message anti-conformiste et anti-capitaliste, en dénonçant le système global en place dans les sociétés occidentales, tout en utilisant les instruments mis en place par ce système pour diffuser ses messages.

Banksy se présente comme étant le défenseur des masses, des pions de la société, en rappelant à ceux-ci, à travers ses actions, qu’ils ont droit à leur part du pouvoir et que l’art est un vecteur d’expression notable qui permet d’afficher publiquement ses propres positions, et donc, sa petite parcelle de pouvoir. C’est ainsi une façon de s’approprier un petit morceau de l’espace public, qui, même si qualifié de public, n’appartient en fait en rien aux petites gens qui le côtoie chaque jour. Banksy n’aspire pas à ce que son art soit acheté, il ne souhaite pas être mainstream. Au contraire, il crée pour la rue et souhaite que son art y demeure. Une citation tirée de l’ouvrage étudié se prête très bien à cette forte volonté de l’artiste : « […] if you really like Banksy, it’s more important to copy him than to buy his stuff. »

Le ton rédactionnel de l’ouvrage va dans le même sens que l’essence artistique de Banksy: on s’adresse directement au lecteur par le biais de petits apartés et on utilise un vocabulaire assez trivial pour assurer la bonne compréhension de tous et cela démontre bien le côté inclusif du type d’écriture privilégié. L’ouvrage est divisé en courtes sections, hautement illustrées et assez peu denses en texte, chacune traitant d’un thème récurrent retrouvé dans l’art de Banksy, et celles-ci sont ponctuées par de brefs segments exposant des anecdotes ou des questions quant au mythe entourant l’artiste, appelés « Banecdotes ».

Dans You are an acceptable level of threat, on lit que Banksy déplore le voyeurisme de la société anglaise dans laquelle il a grandi, celle qui observe constamment, par le biais des spy cams qu’elle installe un peu partout et qui font des citoyens anglais des personnes rassurées à propos de la criminalité. Ô bienveillantes caméras espionnes! L’artiste dépeint avec une flagrante ironie l’inefficacité de ce système d’observation en couchant parfois ses graffitis et ses sérigraphies sur des murs faisant directement face à ces dites caméras. Banksy, s’élevant contre la guerre et le capitalisme corporatif propres aux États-Unis, tente avec la sortie du film Exit Through the Gift Shop, d’incorporer un peu de son art à ce pays très nombriliste, puisque ce sont, comme on le sait, les États-Unis qui dictent la grande majorité des tendances culturelles depuis longtemps. Il tente de renverser la donne et de répandre Banksy au « pays du status quo[1] ».

En somme, il s’agit d’un livre génial pour apprendre l’ABC de la pratique artistique de Banksy. On y dépeint le contexte socio-politique duquel a émergé la figure mythique que celui-ci est devenu. L’ouvrage comprend beaucoup de détails pertinents à savoir concernant tout ce qui gravite autour de l’univers complexe de l’artiste. Ce livre constitue une lecture légère et agréable que les nombreuses images viennent très bien ponctuer. Celles-ci ont d’ailleurs été soigneusement sélectionnées et contribuent à dresser un riche portrait de la pratique de Banksy. Bref, You are an acceptable level of threat est définitivement une lecture à conseiller pour en apprendre davantage sur l’un des artistes les plus en vue du monde, ainsi que, de façon plus générale, pour renforcir ses connaissances à propos des principes de base revendiqués par le street art.

 

Par Sabrina Desjardins

 

 

Banksy is a key figure in the street art world. His name has been on the tip of everyone's tongues for years, never ceasing to discuss his controversial work. The book Banksy – You are an acceptable level of threat lifts the veil on the artist's global approach as well as his reoccurring themes.

Throughout You Are An Acceptable Level of Threat, Banksy is referred to as a myth, a game, or even a religion. Indeed, the artist plays heavily on his identity, similar to Andy Warhol, but through a somewhat different process: Banksy hides his identity brilliantly, and exposes, with great attention to visibility, his art as a symbol. In his case, he advertises himself incognito through his interventions in the street or in major museums. Nevertheless, his art conveys a non-conformist and anti-capitalist message, denouncing the global system of Western societies, while using the instruments put in place by the very same system to disseminate his messages.

Banksy presents himself as the defender of the masses - the pawns of society - reminding these people that through their actions, they are entitled to their share of power. Thus, his art is a method of seizing a small piece of public space, which, although classified as a 'public', belongs, in fact, not at all to the people who exist alongside it every day. Banksy does not aspire to having his art bought; he does not want himself or his work to be mainstream. Instead, he creates it for the street. The book conveys this message and notes that "If you really like Banksy, it's more significant to copy him than to buy his stuff."

The editorial tone of the book is in the same sense as the artistic essence of Banksy: it speaks directly to the reader through small asides, and rather trivial vocabulary is used to ensure proper the understanding by all. The book is divided into short sections, which are highly illustrated with rather dense text, each dealing with a recurring theme found in the art of Banksy. Additionally, there are brief segments of anecdotes and questions regarding the myth surrounding the artist, called "Banecdotes."

The book details Banksy's dislike of the voyeurism present within English society. The artist depicts a blatant irony of this observation system by occasionally placing his graffiti and wheatpastes on walls that directly face these cameras. Banksy, speaking out against the war and corporate capitalism in the United States, as seen in the film Exit Through the Gift Shop, has incorporated some of his art in this very self-centered country. As the United States has the ability to dictate the majority of cultural trends, he attempts to reverse this situation and spread Banksy to the "land of the status quo." 

In conclusion, You Are An Acceptable Level of Threat is a great book for learning the ABCs of Banksy's art practice. It depicts the socio-political context in which the mythical figure has emerged. The book includes many relevant details surrounding the complex world of the artist and is a light and enjoyable read along with many strong images, which have also been carefully selected to help develop a rich portrait of Banksy. In short, You Are An acceptable Level of Threat is highly recommended to learn about one of the most prominent artists in the world and, more generally, to reinforce knowledge about the basic principles proclaimed by the street art.

 

Translation by Alexandra Jagodzinski

November 18, 2014

Montréal Goes to Miami Art Basel

Depuis maintenant 4 ans, Montréal se démarque sur l’échiquier international, comme étant une des destinations majeures de l’art de rue. Cette reconnaissance est grandement due à nos artistes locaux et aux différents organismes oeuvrant à promouvoir la scène montréalaise.

Du 1 au 7 décembre prochain, une délégation québécoise composée d’artistes, galeries et organismes sera présente lors de la foire internationale d’art contemportain à Miami, le Art Basel/Wynwood Walls.

De cette délégation, il est important de mentionner la galerie Station 16, le Festival Mural, LDNMRK, et le réalisateur Maxime Charron, qui y seront pour faire la promotion de la scène artistique québécoise et son marché de l’art.

Plusieurs artistes québécois seront également présents. Certains participeront à la création de murales dans le quartier Wynwood. Depuis 2009, ce quartier a développé un district complètement axé sur le street art nommé Wynwood Walls. On y retrouve des oeuvres d’artistes les plus renommés au monde, dont Shepard Fairey, Kashink, Phase 2, HOW & NOSM.

L’Art Basel est une des plus importantes foires annuelles d’art contemporain au monde avec plus de 250 galeries présentes et 70 000 visiteurs.

Bienvenue/Welcome

En marge de ce mouvement artistique qui est en plein essor, un réalisateur montréalais, Maxime Charron, s’est intéressé aux précurseurs de la scène locale de l’art de rue montréalais. En juin 2014, lors de la deuxième édition du festival Mural, débutait la production de son long-métrage documentaire portant sur l’économie du street art à Montréal: Bienvenue/Welcome.

La mission de ce documentaire est d’initier le public à cette forme d’art et son impact. Bienvenue/Welcome dresse un portrait de ce qu’est le street art et ses origines, avec la participation d’artistes locaux et internationaux, mais également avec des professionnels clé du milieu. Le documentaire se questionne sur le phénomène de popularité soudaine du street art, sa valeur ajoutée et les nouveaux marchés qui s’offrent aux artistes.

Maxime Charron accompagnera la délégation québécoise au Art Basel et à Wynwood Walls afin de compléter son documentaire.

L’équipe derrière le documentaire Bienvenue/Welcome lance aujourd’hui leur campagne de financement Kickstarter afin de compléter la post-production et permettre au documentaire de bénéficier d’une diffusion internationale.

Vous êtes invités le 25 novembre prochain, à la galerie Station 16, pour rencontrer les artistes et organismes qui feront partie de cette délégation Art Basel Miami/Wynwood Walls. Lors de ce cocktail 5 à 7, l’équipe du long-métrage documentaire Bienvenue/Welcome sera également présente pour lancer officiellement sa campagne de financement Kickstarter et diffuser, en primeur, un extrait du documentaire.

Liste des artistes et intervenants dans le documentaire Bienvenue/Welcome :

123Klan, Alan Ganev, Alex PRODUKT, Alexandre Taillefer, Alexis Diaz, André Pace, Brian Beyung, Chris Dyer, Cyrcle, Fred Caron, Instagrafite, Jason Botkin, Jeremy Shantz, Kashink, Kevin Ledo, LNDMRK, Martha Cooper, MC Baldassari, Monk.E, MU, OMEN, Pablo Aravena, Patrick O’Connor, Ricardo Cavolo, Station 16 Gallery, Stikki Peaches, Tava, Turtle Caps, Under Pressure, Xray, Zema, Zilon, Et plus à annoncer…

Le documentaire Bienvenue/Welcome est une production de ThisisHerd en collaboration avec la productrice Julia Yaccarini.

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For the last 4 years, Montreal stood out on the international scene as one of the main destination and a go-to place when it comes to street art. This acknowledgement is mainly due to our local artists and the various organizations working hard to promote the Montreal scene.

Next December, from 1st to 7th, a delegation of artists, galleries, and organizations from Quebec will be present at the international art fair held in Miami at Art Basel/Wynwood Walls.

Among this delegation it is important to name Station 16 Gallery, Festival Mural, LDNMRK and the director Maxime Charron, who will be present to promote and publicize the local art scene and the street art market in the province.

Several Quebec artists will be attending: LIST. They will take part in the creation of murals in the Wynwood neighborhood. Since 2009 this area developed a district totally dedicated to street art, named Wynwood Walls. You can find work from world renowned artists such as Shepard Fairey, Kashink, Phase 2, HOW & NOSM.

Art Basel is one of the most important annual art fair in the world, with more than 250 participating galleries and over 70,000 visitors.

Bienvenue/Welcome

 In parallel with this growing artistic movement, a Montreal based director, Maxime Charron, took a closer look at the Montreal street art local scene pioneers. In June 2014 was the beginning of his feature length documentary about Montreal street art economy: Bienvenue/Welcome.

This documentary’s purpose is to introduce the public to this form of art and its impact. Bienvenue/Welcome gives a portrayal of street art and from where it comes, with local and international artists’ involvement, but also with key professionals of this field. The documentary discuesses the sudden popularity of street art, its added value, and the new markets now within reach.

Maxime Charron will accompany the Quebec delegation at Art Basel and Wynwood Walls in order to complete his documentary.

The team behind Bienvenue/Welcome launches today its Kickstarter financing campaign to ensure the film’s postproduction and enable the project to enjoy an international distribution.

You are invited this November 25th, at Station 16 Gallery, to meet the artists and organizations being part of this Art Basel/Wynwood Walls delegation. During this happy hour, Bienvenue/Welcome feature length documentary’s team will be there to officially launch the Kickstarter financing campaign and release a film clip from the documentary.

Artists and collaborators in Bienvenue/Welcome:

123Klan, Alan Ganev, Alex PRODUKT, Alexandre Taillefer, Alexis Diaz, André Pace, Brian Beyung, Chris Dyer, Cyrcle, Fred Caron, Instagrafite, Jason Botkin, Jeremy Shantz, Kashink, Kevin Ledo, LNDMRK, Martha Cooper, MC Baldassari, Monk.E, MU, OMEN, Pablo Aravena, Patrick O’Connor, Ricardo Cavolo, Station 16 Gallery, Stikki Peaches, Tava, Turtle Caps, Under Pressure, Xray, Zema, Zilon, Et plus à annoncer…

 Bienvenue/Welcome is produced by ThisisHerd, collaborating with the producer Julia Yaccarini.

Website and Kickstarter campaign

www.bienvenuewelcome.com

Facebook 

https://www.facebook.com/bienvenuewelcomedoc

November 25th event

https://www.facebook.com/events/744986655539001/

Source

Interview request:                                                                       

m.charron@thisisherd.ca                                                                                         

514-495-6518

RSVP événement du 25  novembre: info@thisisherd.com 

November 04, 2014

Outdoor Gallery - Book Signing at Station 16 Gallery

Growing up in New York City during the ‘80s, what one would now refer to as “old-school graffiti” surrounded Yoav Litvin. Several years ago, following a sports injury that disallowed Litvin from any physical activity other than walking, he began exploring the city by foot for miles upon miles while simultaneously discovering the urban arts of the city. Litvin found himself overwhelmed by the progression of graffiti culture into the contemporary trend of street art currently flourishing New York City, which led to an avid following of the movement. As a photographer, Litvin naturally documented the city streets through his camera, resulting in visual recording of the city’s landscape, as well as the idea to create Outdoor Gallery.

 

Street art by DAIN, photo by Yoav Litvin


“After spending hours walking in the streets of NYC chronicling street art and graffiti, I realized that I wanted to contribute by compiling a document that is devoted to the contemporary scene, showcasing its richness and providing a stage for the artists to express themselves. At that point I had absolutely no doubt that a book was a project I needed to do. It was a matter of applying my belief, passion, determination, patience and hard work to make my vision a reality. Making a book is a creative process just like any: beautiful, rewarding yet also can be very frustrating and painful,” describes Litvin.

 

Street art by ASVP, photo by Yoav Litvin


The end result of this creative process is Outdoor Gallery, a visual and written collection of 46 of New York most prominent street artist. Selecting the artists that he encountered most often on the street, the resulting compilation of artists is diverse and unmediated. As New York is what Litvin describes as the “Mecca of modern graffiti and street art,” any conceivable manifestation of urban art exists within the realms of the Big Apple. Litvin elaborates that “on its streets, one can find graffiti: throwups, tags, burners, as well as street art in all its forms, ranging from enormous murals to the tiniest of stickers.”

 


The book offers the unique opportunity to witness the creative process of several artists. For example, Litvin photographed Jilly Ballistic’s 9-step process of wheatpasting in a subway station, as well as Adam Dare while pasting his classic bunnies from a scaffold. Remarkable documentation, such as this, alongside insightful artist profiles, render the book into a must-read.

 

Jilly Ballistic at work, photos by Yoav Litvin


The street art of New York City frequently aims to share and promote particular ideas, both positive and critical, in a creative and engaging manner. Litvin views street art as the “non-violent rebellion against the establishment, whether it be the traditional art establishment, or our capitalist/corporate one.” Through the nearly universal usage of social media, images of such ideas and art spread almost instantaneously and are seen by millions. Although not a street artist himself, as a photographer and author, Litvin has equally engaged in the development and progression of the movement, propelling the spread an ephemeral, engaging, playful, and rebellious form of art.


Station 16 Gallery invites you to join us on November 8th from 1:00-5:00pm to get you own copy of Outdoor Gallery and meet Yoav Litvin himself. Order your book online and pick up in the gallery here!

 

 

 

 

Yoav Litvin a grandi à New York dans les années 80, entouré de ce que l’on pourrait qualifier d’« old-school graffiti ». Il y a plusieurs années, suite à une blessure sportive qui a empêché Litvin de pratiquer presque toute activité physique, il a commencé à explorer la ville à pied, pouce par pouce, tout en découvrant simultanément l’art urbain de la ville. En tant que photographe, Litvin a tout naturellement commencé à documenter les rues de la ville à travers son appareil photo, amassant ainsi de la documentation visuelle du paysage de la ville, d’où a germé en lui l'idée de créer Outdoor Gallery.

 

Street art par Elle, photo par Yoav Litvin

 

« Après avoir passé des heures à marcher dans les rues de New York et fait la chronique de son street art et graffiti, je réalisais que je voulais y contribuer et compiler un document se consacrant à la scène contemporaine et mettant en vedette sa richesse, cette scène fournissant ainsi une tribune qui permet aux artistes de s’exprimer. À ce moment-là, je n’avais absolument aucun doute sur le fait que ce livre était un projet que je devais réaliser. Il était, à travers celui-ci, question de mettre en application ma conviction, ma passion, ma détermination, ma patience et mon travail acharné réalisé en vue de faire de ma vision une réalité. Faire un livre est un processus créatif: beau et gratifiant, mais pouvant aussi s’avérer très frustrant et douloureux », décrit Litvin.

 

 

Enzo & Nio, photo par Yoav Litvin

 

Le résultat de ce processus créatif est Outdoor Gallery, une collection visuelle et écrite regroupant des œuvres de 46 des artistes de rue les plus importants de New York. Litvin décrit New York comme la « Mecque du graffiti et du street art moderne. » Toute manifestation envisageable d’art urbain existe dans les rues de la Grosse Pomme.

 

Le livre offre l’occasion unique de voir le processus créatif de plusieurs artistes. Par exemple, Litvin a photographié le processus de wheatpasting en 9 étapes de Jilly Ballistic dans une station de métro, ainsi que celui d’Adam Osez, qui colle ses lapins classiques à partir d'un échafaudage. Avec cette documentation remarquable, amassée par Litvin, agrémentée de profils perspicaces d’artistes, ce livre se veut sans contredit une lecture incontournable.

 

 

Cope2. photo par Yoav Litvin

 

Le street art de New York vise souvent à partager et à promouvoir des idées particulières, à la fois positives et critiques, d'une manière créative et pertinente. Litvin considère le street art comme la « rébellion non-violente contre l’establishment, que ce soit l’establishment de l'art traditionnel ou le capitalisme d'entreprise en place. » Grâce à l'utilisation presque universelle des médias sociaux, les images véhiculées illustrant ces idées et ces formes d’art se propagent presque instantanément et sont vues par des millions de personnes. Bien qu’il ne soit pas un artiste de rue lui-même, Litvin s’est engagé à sa façon, soit en tant que photographe et auteur, dans le développement et la progression du mouvement, contribuant ainsi à la propagation d'une forme éphémère, engageante, ludique et rebelle d'art.

 

 

Photo par Yoav Litvin

 

L’équipe de la Galerie Station 16 vous invite, le 8 novembre, à partir de 13h et jusqu’à 17h, à venir lui rendre visite pour vous procurer votre propre copie de Outdoor Gallery et rencontrer Yoav Litvin en personne. Pré-commandez votre livre et faites-en la cueillette en galerie ici!

 

 

 

October 31, 2014

A Global Street Art Story: Poland

 

For the latest edition of A Global Street Art Story, Station 16 Gallery is excited to announce that Olek is representing Poland.  The 6-colour silkscreen print with 3D puff ink and crystalline  is the first print for the crochet artist. The extent of Olek’s crocheting abilities is nearly infinitesimal, transforming everything from cars, billboards, everyday objects, public sculptures, trains, and even people into her crocheted masterpieces. Always daring, her work is consistently witty and whimsical, often exuding political and social undertones.

 

 

 


Born and raised in Poland, Olek relocated in New York City in 2003. Taking both the world of fine art and street art by storm, Olek has wowed critics and become one of New York’s most loved and notorious street artists.

 

Charging Bull on Wall Street, NYC


The brightly-colored and playful works of Olek starkly contrast with the object of which they adorn, a juxtaposition that aligns with Olek’s goal to create an imaginative universe for the viewer.  “I want to lure them into an alternate reality where they can imagine and conjure their own fables,” describes Olek.

 

Miami Art Basel, 2013

Miami Art Basel, 2013

 

Congruent with other forms of street art, Olek’s urban work is temporary and will unravel with time. The ephemeral nature of her art reveals the surfaces below the crocheted work, reminding the viewer of the stories hiding behind Olek’s art. With a body of works as endless as her string of yarn, the prolific artist continuously surprises and engages with her viewers in a unique way. 

 

 

Translating a previously crocheted work into a silkscreen print, #Love is some of the finest work to have come from the Station 16 print shop. Check out the print for yourself and get yours here!

 

 

 

Pour la dernière édition de A Global Street Art Story, la Galerie Station 16 est heureuse d'annoncer que c’est l’artiste Olek qui représentera Pologne. La sérigraphie en six couleurs avec encre 3D et cristalline est la première réalisée par l’artiste de crochet. L’étendue des capacités en matière de crochet d’Olek est presque infinie, puisqu’il transforme tout : des voitures, des panneaux, des objets du quotidien, des sculptures publiques, des trains et même des gens à travers ses œuvres d'art. Toujours audacieux, son travail regorge d'esprit et d’éléments fantasques, sous-tendant souvent des connotations politiques et sociales.

 

Né et élevé en Pologne, Olek déménage à New York en 2003. Influent à la fois dans le monde des beaux-arts et dans celui de l’art urbain, Olek est devenu l'un des plus aimés et des plus notoires des street artists de New York.

 

 

 

Les œuvres aux couleurs vives et ludiques d’Olek contrastent fortement avec les objets qu’elles ornent, une juxtaposition qui s’aligne avec l’objectif d’Olek qui consiste à créer un univers imaginatif pour le spectateur. « Je tiens à les attirer [les spectateurs] dans une réalité alternative où ils peuvent imaginer et évoquer leur propres fables. » affirme Olek.

 

 

En harmonie avec les autres formes de street art, le travail urbain d’Olek est éphémère et s’effiloche avec le temps. L’éphémérité de son art révèle les surfaces se trouvant sous le travail de crochet, rappelant ainsi au spectateur les histoires qui se cachent derrière l'art d’Olek. Avec un ensemble d'œuvres aussi interminable que sa pelote de laine, l'artiste prolifique surprend constamment et s’engage avec ses spectateurs d'une manière unique.

 

 

 

 

Son oeuvre #Love présente un travail de crochetage qui a été transposé en sérigraphie et est certainement une des meilleures pièce à avoir été imprimée dans l'atelier de Station 16. Découvrez la sérigraphie par vous-même et obtenez votre exemplaire ici!

 

October 24, 2014

123 Klan: Respect & Love -LANCEMENT DE LIVRE

 

Le 30 octobre à 17h, la Galerie Station 16 vous invite au lancement de 123 Klan: Respect & Love, un livre d'art qui met en lumière leurs 20 ans de carrière. Le duo 123 Klan sera présent pour signer les livres et répondre à vos questions! De plus, de nouvelles toiles de 123 Klan seront exposées. Nous sommes heureux d'offrir Respect & Love à la galerie, ainsi qu'en ligne à station16gallery.com. N'hésitez pas à confirmer votre présence à info@station16.ca ou par téléphone au 514.849.8016.


Pré-commandez votre livre et faites-en la cueillette en galerie ici!

 

 

On October 30th at 5pm, Station 16 Gallery is pleased to invite you to a book signing event of 123 Klan: Respect & Love, an art book highlighting their 20 year career. The husband and wide duo of 123 Klan will be present to sign books and answer your questions! Additionally, news canvases from 123 Klan will be on display. We are excited to now offer Respect & Love in the gallery and online at station16gallery.com. Feel free to RSVP by emailing info@station16.ca or by calling 514.849.8016. 

 

Pre-order your book and pick-up in the gallery here!

 

 

October 22, 2014

Gol, Carajo!

La Galerie Station 16 est fière de présenter Gol, Carajo!, une exposition solo de Ricardo Cavolo. L’exposition présente une douzaine de nouvelles oeuvres par Cavolo, mettant en vedette le thème du soccer. Ce n’est pas la première visite de Cavolo à Montréal; il a participé au Festival MURAL en 2013. L’artiste espagnol, qui est maintenant basé à Brighton, Royaume-Uni, présente un style artistique éclectique qui se manifeste dans de nombreux médiums. En association avec Pub Burgundy Lion, la Galerie Station 16 est heureuse de vous inviter à la première exposition solo de Cavolo à Montréal.

 

 

Le travail de Cavolo est une fusion d’influences diverses, comprenant l’art folklorique, la culture de tatouage, l'imagerie religieuse, les thèmes marins, et l’art tribal. La combinaison de ces influences se traduit par un travail ludique, détaillé et dense. La plupart des détails apparaissent comme des tatouages. En effet, la culture entourant le tatouage est une partie intégrante du travail de Cavolo et une caractéristique marquante de son apparence personnelle. Cavolo, qui a obtenu son premier tatouage à 14 ans, a maintenant acquis une grande collection, et son art est souvent utilisé comme une inspiration.

 

 

Les tableaux créés pour Gol, Carajo! présentent des portraits de joueurs et entraineurs de football célèbres. L'imagerie détaillée présente non seulement un portrait, mais une histoire captivante sur un sport aimé (presque idolâtré) dans le monde entier. Bien que Cavolo travaille principalement sur papier, pour l’exposition à la Galerie Station 16, il s’est concentré sur des objets trouvés, tels que les portes anciennes, les vieilles fenêtres, et des ballons de football vintage. De plus, Cavolo a conçu des t-shirts, des chandails et des foulards de football pour le Pub Burgundy Lion, qui seront vendus autant à la Galerie Station 16 qu’au Pub Burgundy Lion.

 

Au-delà du travail conçu pour cette exposition, Cavolo est connu pour ses collaborations avec les chaussures Nike, son travail de bandes dessinées, ses cartes de tarot, et ses couvertures de livres. Aussi, il avait peint une murale pour les recrues de la FC Barcelone et les vitrines d’Urban Outfitters à travers le monde. Ricardo dit qu’il « a besoin de travailler sur une variété de médiums, pour que je ne m’ennuie pas. Tous les médiums ont des spécifications particulières, ce qui rend le processus de travail plus intéressant et stimulant. »

 

Urban Outfitters à Londres

 

Bien que Cavolo a étudié à l'école des Beaux-Arts, il a passé la première partie de sa carrière dans la publicité. Lorsque Cavolo a réalisé qu'il pouvait gagner sa vie en faisant de la peinture et du dessin, il a fait une transition rapide en vue de devenir un artiste à temps plein. « J’ai toujours un million d'idées dans ma tête », explique Cavolo. « Je choisis les bonnes en fonction du projet. » Avec un processus de création rapide et énergique, Cavolo a découvert que ses capacités artistiques sont mieux adaptées à un travail d’artiste indépendant que pour la publicité.

 

Carte de Madrid

 

Après son exposition à Montréal, les choses ne vont pas ralentir pour Cavolo. Il quitte bientôt pour le Mexique pour un projet de murale, suivie d'une présence à la foire Miami Art Basel. De plus, il travaille sur un nouveau livre et se prépare pour une exposition à Amsterdam au début de 2015.

 

Le vernissage de Gol, Carajo! aura lieu le 22 octobre de 18h à 21h suivi par un after-party au Burgundy Lion. L’exposition se tiendra jusqu'au 5 novembre.

 

Murale pour FC Barcelone

 

Station 16 Gallery is proud to present “Gol, Carajo!”, a solo show featuring Ricardo Cavolo. The exhibition consists of all new, original works by Cavolo that focus on the theme of soccer. This is not Cavolo’s first visit to Montréal, as he participated in the 2013 edition of MURAL Festival. The Spanish artist, who is now based in Brighton, UK, presents an eclectic style that has manifested in many diverse mediums. In association with Pub Burgundy Lion, Station 16 Gallery is thrilled to invite you to Cavolo’s first solo exhibition in Montreal.

 


Cavolo’s work is an infusion of a myriad of influences, including folk art, tattoo culture, religious imagery, nautical themes, and tribal arts. The combination of such influences results in playfully detailed and dense work, with nearly endless amounts of imagery for one to explore. Much of the detail appears as tattoos on the bodies within his work. Tattoo culture is as much an integral part of Cavolo’s work as it is for his personal appearance. Cavolo, who got his first tattoo at age 14, has now acquired quite the collection, and his art is often used as a tattoo design for many. The intricate details of Cavolo’s work typically surround a portrait of an individual, the protagonist of the painting’s story.  The paintings created for “Gol, Carajo!” portray portraits of famous soccer players; however, the great amount of detailed imagery encompassing the figures develop the work into more than a simple portrait, but an engaging story that is relatable to the masses. Thus, “Gol, Carajo!” is an exhibition for not just soccer connoisseurs, but everyone.


MURAL Festival 2013

Along with the substantial amount of influences present in Cavolo’s work is the wide range of mediums that he utilizes. Although Cavolo primarily works on paper, for “Gol, Carajo!”, he focused on found objects, such as antique doors, old windows, and vintage soccer balls. Furthermore, Cavolo designed exclusive t-shirts, sweatshirts, and soccer scarves for Pub Burgundy Lion, which will be sold at Station 16 Gallery and Pub Burgundy Lion. In addition to the diverse collection of art for this specific exhibition, Cavolo has created a variety of other artistic work, such as designing Nike shoes, comics books, tarot cards, city maps, and book covers, as well as having created murals for FC Barcelona and Urban Outfitters. Ricardo says he “needs to work on a variety of mediums, so I don’t get bored (and then boring). Every mediums has its particular specifications, which makes the work process more interesting and challenging.”

 

Urban Outfitters in Cologne


Although Cavolo studied Fine Art in school, he spent the first part of his career in advertising. Once Cavolo realized he could make a living by painting and drawing, he made a rapid transition towards becoming a full-time artist. “I always has a million ideas and details in my mind,” describes Cavolo. “I just pick the right ones from that universe depending on the project.” With a rapid and energetic creative process, Cavolo has found that his artistic abilities are much better suited towards his work as an independent artist than in advertising.

 

 Mural in Moscow

 

Following his exhibition in Montréal, things will not be slowing down for the Cavolo as he soon travels to Mexico for a mural project, followed by Miami, where he will be painting a mural for Art Basel. In addition, he is working on a new book and preparing for an exhibition in Amsterdam for early 2015.

The vernissage for “Gol, Carajo!” takes place on October 22nd from 6pm-9pm, followed by an after-party at Pub Burgundy Lion. “Gol, Carajo!” will be on display at Station 16 Gallery until November 5th.

 

 

 

October 09, 2014

Current @ Arsenal

Station 16 Gallery is excited to sponsor Current, a group exhibition of street artists at The Arsenal. While the contemporary art gallery has regular exhibitions, this is its first exhibition focusing on urban art. As a laboratory exhibition, the public has the opportunity to view the artists while they are at work. The temporary studio/exhibit opened to the public on October 7th and will remain so through the week. Current will have a closing reception on Saturday October 11th, which will display the finished works of the artists. The night will consist of a VIP reception from 6-9pm, with general access following.

 

Current features nine street artists, both local and international, consisting of Case (Germany), Alexis (Puerto Rico), Labrona (Canada), Sten & LEX (Italy), Jérôme Mesnager (France), Louis Bottero (France), Kevin Ledo (Canada), Whatisadam (Canada), and Philippe Van Eetvelt (Canada).


Additionally, the gallery will display the works of other prominent street artists, including Peter Klansen, Banksy, Ben, Jef Aérosol, Luc Grafteau, Babak Amini, and Invader.

Whatisadam 

The exhibition presents a unique opportunity to see the artists create their work from start to finish. Manifested in the incredible space of The Arsenal, this is a limited-time event that is not to be missed!


For more information and to purchase tickets, visit arsenalmontreal.com/en/current-arsenal.

 

La galerie Station 16 est heureuse de s’associer à Current, une exposition d’artistes urbains à l’Arsenal. Ce sera la première exposition dart urbain pour le centre d’art contemporain Montréalais. Étant une exposition de type  « laboratoire », Current offre la possibilité au public de voir les artistes en plein processus créatif. Le studio/exposition temporaire est ouvert au public jusqu'au 11 octobre.  Current tiendra une réception de clôture samedi le 11 octobre.

 

Alexis Diaz
Current présente neuf artistes, locaux et internationaux, comprenant Case (Allemagne), Alexis Diaz (Puerto Rico), Labrona (Canada), Sten & Lex (Italie), Jérôme Mesnager (France), Louis Bottero (France), Kevin Ledo (Canada), Whatisadam (Canada), et Philippe Van Eetvelt (Canada).
En plus, la galerie présentera les œuvres d'autres artistes urbains de renom, dont Peter Klansen, Banksy, Ben, Jef Aérosol, Luc Grafteau, Babak Amini et Invader.

L'exposition présente une occasion unique de voir les artistes créer leur travail du début à la fin. Ayant comme lieu hôte l'espace incroyable de l'Arsenal, c'est un événement d'une durée limitée qui est à ne pas manquer!


Pour plus d'informations et pour acheter des billets, visitez www.arsenalmontreal.com/en/current-arsenal.
October 02, 2014

Hanksy's "Surplus Candy" : Episode 1 - Montreal

The Hundred's recently launched the premiere of Hanksy's latest project, Surplus Candy. Episode 1 kicks things off in Montreal, where Hanksy highlights some of the city's best street art. Hanksy interviews many Station 16 artists, including Stikki Peaches, Whatisadam, OMEN, and Kashink, while featuring Montreal's killer MURAL Festival. The first of a six-part series, the next episodes of Surplus Candy will be released every other Wednesday. Check out episode one here! 

 

 

The Hundreds et Hanksy ont récemment lancé la première vidéo de leur dernier projet, Surplus Candy. L'épisode 1 est filmé à Montréal, où Hanksy souligne le meilleur du street art de la ville. Il fait passer un entretien à beaucoup des artistes de la galerie Station 16 -- Stikki Peaches, Whatisadam, OMEN, et Kahsink-- et met aussi en vedette le festival MURAL de Montréal. Il s'agit du premier d'une série en 6 parties. Les prochains épisodes de Surplus Candy seront publiés tous les deux mercredis. Découvrez le premier épisode ici!

 

September 25, 2014

Stikki Peaches takes on NYC

Station 16 Gallery is thrilled to present Stikki Peaches in his first international solo-show, "Hot Mess," which exhibits in New York City from September 25-29th. The show opens tonight at 345 Broome Street, with the vernissage beginning at 6pm. 

 

 

Throughout week, Stikki Peaches has been leaving his mark on the city by covering New York with his latest work. Gaining the attention of countless passer-bys, his wheatpastes and stickers have created high anticipation for the exhibition - guerilla marketing at its finest. 

 

Stikki Peaches in NYC

If you cannot make it to the show this weekend, don't fret. Check out all of the original works of "Hot Mess" in the exhibition catalogue here. Feel free to contact sales@station16gallery.com or call 514.849.8016 to inquire about any of the works! 

 

After the opening of "Hot Mess," Station 16 Gallery will be releasing a 34 colored, limited-edition silkscreen print by Stikki Peaches. Stayed tuned - the exclusive print launches tomorrow, September 26th, at 12pm EST!

 

Kiss Daddy, silkscreen print by Stikki Peaches

 

In light of Stikki Peaches' latest exhibition, we are excited to feature an exclusive interview with the artist by Tyler Reed. 

 

TR: Describe the feeling you get when you are creating your art.

SP: There's really no other feeling like it. It's my go-to place when I just need to disconnect and let the creative juices flow without worrying about the results. In the end, the final piece turns out exactly how it was intended to look. Even if it's not what I originally planed, my art finds a way to tell me when the work is done. It can be a roller coaster of emotions during the process, but the satisfaction I get once I step back and realize ''it's done'' is truly rewarding. Whether it's working on a street piece or canvas, it's exciting every single time. At least that's how I feel when I'm in the studio. There's always that connection between me and the piece that I am working on. 

 

 

 Fugetaboutit

 

TR: Was there a point you felt ready to go international? Was this a major transition?

SP: Well, truthfully, I'm not sure if there are any rules to follow on where, when, and how to take ones work to an international level or audience. My first wheatpastes were done on international soils. More specifically, across Italy while on vacation. So I suppose I worked backwards - which suits me just fine!

 

Stikki Peaches in Williamsburg

 

TR: Do you feel a sense of competition with other street artists? Is there anyone in particular that motivates you?

SP: It's not so much seen as a competition to me. Rather, it is a sense of keeping your work fresh and evolving continuously but without losing touch with who you are and what your work is about. I don't really think about what others are doing. I've got way too much on my plate and in my head to keep me busy just competing with myself. As for motivation, there are definitely a few artists whom I admire. Their work ethic, passion, and love for their craft is what motivates me  -- not their competitive edge. I think the world is a big enough canvas for anyone that does this sort of thing to be able to express themselves as they please.

 

TR: What is the most fun you have had tagging a spot?

SP: I've had a few memorable, fun sessions. Although, the one that sticks out may have not been as fun at the time, but it is certainly funny today.  It was a 3-piece install that I did a few years ago. What would normally take about 5-6 minutes, took over an hour to install. I'll try to set the scene without writing a short story. Picture a high traffic boulevard, what seemed to be an abandoned building (which I later found out wasn't), an antique car, a homeless drunk man, a stray dog, and a city truck full of employees about to start painting street lines. Needless to say, it felt like I was part of a weird carnival of sorts. After bribing the hobo with 5$ to leave, shoeing away a hungry stray dog who wanted to eat my paste, and hiding under this antique car until the city workers were done painting the streets, I went about my business without any other drama. Good times.

 

Stikki Spread in NYC

 

TR:  Does remaining anonymous affect your place in the street art community? Stikki Peaches is getting more and more attention, but does this get harder for your Peter Parker/Bruce Wayne/John Doe?

SP: The way I see it, it gets complicated if you make it complicated. I have a close knit circle of people that I deal with and trust completely, which definitely helps me in terms of keeping my anonymity safe when dealing with stuff that needs that a one-on-one interaction. I have a perfect balance of being both "Batman" and "Bruce Wayne."

 

Bazinga Batz

 

TR: What is your dream success story?

SP: I'm already living a dream, just being able to do this every day is lots to be thankful for. The bigger picture is what I'm working on and striving for: making a difference through my art and hopefully helping those in need. Stay tuned.

 

 

Stikki Peaches and Indie184 in New York

 

TR:  Do you think commercialization an inevitable part of success in street art?

SP: Well, commercialization is a part of our everyday life, so if an artist can make a living through his art, why the fuck not? Does it make you ''less credible," ''uncool,'' a ''sell out?'' Ridiculous! Commercialization is inevitable if the work is solid and if there is a demand. I embrace it with opened arms. Anyone who says otherwise is just plain bullshitting.

 

TR: Is there a new path to blaze in the street art realm?

SP: I'm not sure about ''a new path to blaze,'' but what I do know is my path is already on fire. It's been a great year, many blessings, and the next year is already shaping out to be a hot one.

 

Coco Juice

 

TR: Who is the one person you would like to hear is a Stikki Peaches fan?

SP: I sincerely appreciate every one of my fans, and even using the word ''fan'' seems weird to me. I just do my thing, and having people enjoy my work is thecherry on top. So to pick one fan, I would have no idea. They're all amazing to me. I can't thank them enough.

 

Tyler Reed is a freelance writer based in South Florida; trying his best to capture the experiences that result from his recklessly inquisitive nature.

Black Apple International

www.blackappleintl.com

September 18, 2014

gilf!

For gilf!, art is inseparable from a need for positive, social change.  Each piece aims to provoke thought and inspire the viewer to reexamine cultural norms.  By invoking thought within the viewer, gilf!  hopes to gain and build the momentum necessary for societal transformation. The Brooklyn-based artist focuses on the issue of gentrification, particularly in New York City. With a street name that references a childhood backstory, ‘gilf!’ is provocative for those lacking this personal information. While playing off of an objectifying term, the artist defines ‘gilf!’ as “feminine creativity that enables societal evolution through art.”

RIP Reefa, 2012

 


Although she does not communicate directly with her audience, gilf! views art as the intermediary  that engages with the viewer and sparks a conversation. The work of gilf! ranges from street art to interior pieces, and on occasion performative work, and manifests in both the abstract and the figurative. Gilf! began conveying her messages through art during the second Bush administration when she was appalled at the country’s invasion into Afghanistan and Iraq. When communicating her outrage with others, the lack of response from the, in her own words, “complacent, blank-eyed sheep,” led her to take her opinions to a more public setting. Street art allows for greater engagement with those who held her same beliefs, as well as a chance to share them with those who did not. She describes public art as “a call to find my tribe -- to connect with those who understood my dismay. It was the only way I could stave off my outrage, my impending insanity.”

 


Miss Malala, 2012

 

Gilf!’s style has dramatically changed throughout her career. While she began with a “Bansky-esque” approach through simple imagery declaring a clear message, she now portrays her thoughts less literally through the means of abstraction.  Gilf!’s distaste for current societal structures inspired the mode in which she now works:  “I've become fascinated with the subliminal underlying currents that perpetuate our capitalistic systems, our overt consumerism, and the blatant, yet covert manipulations that fuel our collective emptiness. I choose not to subscribe to this world. I work to counter that incessant system by creating images that subliminally radiate positive, anti-consumeristic messages. Simultaneously, these works render my stress of being trapped in a maze-like socio-economic system which I find confines us all.” The maze-like structures to which she refers evidently emerge in her works, as seen in her print “EVOLVE”and original work found at Station 16.

 

"Evolve" Available at Station 16 Gallery 

 

Original work by gilf!, available at Station 16 Gallery

 

Through her thought-provoking and politically charged work, gilf! has begun to gain the public’s attention,  as well as that of many street art blogs and websites, such as Vandalog, Juxtapoz magazine, and Brooklyn Street Art. Additionally, her installation work has also gained notable attention. In March 2014, gilf!, along with the help of BAMN (By Any Means Necessary), draped an oversized “GENTRIFICATION IN PROGRESS” banner across the 5 Pointz building in Queens, a center for graffiti being converted into condos. The installation piece bordered between street art and performance while loudly declaring the artists’ opinion on the urban development.

 

"Gentrification in Progress," installation by gilf! and BAMN


Gilf! has recently collaborated with the activist band, The Last Internationale, for whom she designed their album cover. The band focus on many of the same issue as gilf!, making her artwork thematically appropriate for the album. The result is gilf!’s  characteristic maze-design in a bold red and black color combination.

 


Additionally, gilf! just completed a project where she walked throughout Manhattan barefoot to understand what it is like to be one of the 60 million people in the world who do have access to basic necessities like proper footwear.

 

gilf! in New York

 

As the work of gilf! continuously presents societal issues, she finds that the solutions to such problems to lie within our ability to unite as a community. By infusing acceptance and tolerance through education, the youth can build the cohesive and supportive communities necessary for positive change.

 

 

 

 

Pour gilf!, l’art est inséparable d’un besoin de positif et d’une volonté de changement social. Chaque œuvre est conçue pour provoquer la pensée et amène le spectateur à questionner les normes culturelles.  En provoquant des questionnements chez le spectateur, gilf! espère créer l’élan nécessaire à la transformation sociétale. Basée à Brooklyn, l’artiste se concentre sur la question de la gentrification, en particulier à New York. Avec un nom qui fait un clin d’oeil à une trame de fond tirée des références de la petite enfance, gilf! est provocatrice pour ceux qui n'ont pas accès à cette information personnelle. L'artiste définit « gilf! » comme « la créativité féminine qui permet l'évolution sociétale à travers l'art. »

 

Trust Your Vision, 2014, Brooklyn

 

Bien qu’elle ne communique pas directement avec son audience, gilf! voit l’art comme un intermédiaire qui s’engage avec le récepteur et qui suscite la conversation. Le travail de gilf! se décline du street art aux œuvres destinées à décorer les espaces intérieurs, en plus de faire à l’occasion de l’art performatif. Elle fait autant dans le figuratif que dans l’abstrait. gilf! a commencé à transmette son message artistique durant le deuxième mandat de l’administration Bush, alors qu’elle était horrifiée par l’invasion américaine en Afghanistan et en Irak. Alors qu’elle tentait d’exprimer son dégoût à d’autres personnes, elle s’est heurtée à un manque de réponses substantielles, à des réponses qui semblaient dites par des « moutons aveugles », et cela l’a fait réagir. Elle a ainsi senti le désir de transmettre publiquement ses opinions. Le street art permet l’expérimentation d’une tribune publique et d’un engagement avec ceux qui partagent la même opinion qu’elle, ainsi qu’une chance d’être vue par ceux qui ne la partagent pas. Elle décrit l’art public comme « un appel pour trouver sa tribu, pour connecter avec ceux qui comprennent mon désarroi. C’était la seule façon pour moi de partager mon indignation, ma folie imminente ».  

 

To Tehran with Love, 2012

 

Le style de gilf ! a dramatiquement changé au cours de sa carrière. Alors qu’elle a commencé avec une approche « Banksy-esque », par le biais d’une imagerie simple dévoilant un message clair, maintenant, elle portraiture de manière moins littérale ses pensées à travers l’abstraction. La désapprobation de l’artiste pour les structures sociales en place a inspiré le créneau dans lequel elle travaille présentement : « je suis devenue fascinée par la tendance subliminale et sous-entendue qui perpétuent nos systèmes capitalistes, notre manifeste consumérisme ainsi que par les flagrantes manipulations qui alimentent notre vide collectif. Je choisis de ne pas souscrire à ce monde. Je travaille pour contrer ce système omniprésent en créant des images qui, de façon subliminale, respirent la positivité et les messages anticonsuméristes. Simultanément, ces œuvres traduisent mon stress d’être trappée dans le labyrinthe d’une société socio-économique qui, je pense, nous confine tous. Les structures labyrinthiques auxquelles elle réfère apparaissent dans son travail, par exemple dans sa sérigraphie EVOLVE ainsi que ses oeuvres originales, qu’on retrouve à la galerie Station 16.  

 

 Evolvedisponible à Station 16

 

 

 

 

À travers son travail qui provoque l’esprit et qui est chargé politiquement, gilf ! a commencé à gagner l’attention du public, ainsi que celle de plusieurs blogs et sites web de street art comme Vandalog, Juxtapoz Magazine et Brooklyn Street Art. De plus, ses installations ont également suscité une attention notoire. En mars 2014, avec l’aide de BAMN (By Any Means Necessary), gilf ! a érigé sur l’édifice 5 Pointz (il s’agit d’un ancien centre voué au graffiti qui a été converti en condos), dans le Queens, une bannière surdimensionnée sur laquelle on pouvait lire « GENTRIFICATION IN PROGRESS ». L’installation se situe à mi-chemin entre le street art et la performance en déclarant haut et fort l’opinion des artistes sur le développement urbain.

 

 "Gentrification in Progress," installation par gilf! et BAMN

 

gilf ! a récemment collaboré avec le groupe activiste The Last Internationale, en concevant la pochette de leur album. Le groupe se concentre sur plusieurs intérêts partagés par gilf !, donc son art est thématiquement approprié pour cet album. Il en résulte un design labyrinthique, qui caractérise le travail de gilf !, ici interprété dans une palette chromatique qui combine un rouge épais et le noir.

 

 

De surcroît, gilf ! vient tout juste de compléter un projet dans le cadre duquel elle a marché pieds nus dans Manhattan afin de mieux comprendre la réalité des 60 millions de personnes dans le monde qui ne peuvent pas subvenir à certains besoins essentiels, tel que celui de porter des souliers.

 

gilf! à New York

 

Le travail de gilf ! présente immanquablement des problématiques sociétales, et lorsque nous l’avons questionnée au sujet des façons de palier à ces failles, elle nous a répondu que selon elle, la solution réside dans notre capacité à nous unir en tant que communauté et à agir de façon solidaire. En inculquant, à travers l’éducation, des valeurs de tolérance et d’acceptation, la jeunesse sera en mesure de bâtir des communautés cohésives et qui se soutiennent pour arriver à un changement positif au sein de la société.

 

Circus is Slavery, 2013

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